Transcription et Enregistrement Thématique
des Expressions Culturelles
Traditionnelles et Populaires

 

Présentation

L’Algérie, société à dimensions multiples, vaste par son étendue géographique est un pays riche de par ses héritages culturels, à la fois matériels et immatériels, disséminés à travers l’ensemble du territoire. Elle recèle dans toute cette panoplie de legs ancestraux, une diversité tendant vers maintes ramifications, voire démarcations d’une région à une autre….

L’histoire en termes d’écrits et de témoignages rapportés par d’éminents géographes, voyageurs, chercheurs et autres érudits aussi bien nationaux qu’étrangers, est là pour l’attester.

Fort de ces constats tangibles et incontournables et soucieux du respect de l’attachement de notre population à ses valeurs intrinsèques, son identité et son appartenance inaliénable à la terre qui l’a vu naître, il est donc un devoir, pour tous, que de s’en ressourcer, d’adopter, d’aimer, de protéger et de revaloriser cet inestimable patrimoine.

Attribut incontestable, faisant partie de cette richesse culturelle, le patrimoine immatériel constitue un ensemble vivant et en perpétuelle recréation de pratiques, de savoirs et de représentations.

Les « expressions culturelles traditionnelles et populaires » créent un sens d’appartenance et de continuité. Il s’agit des diverses formes liées aux rituels, aux croyances, aux gestuelles, à l’oralité, au savoir-faire et à toute autre activité socioculturelle.

C’est pourquoi, Il incombe au secteur de la culture de prendre en charge ces biens culturels dans leur intégralité, à travers le recensement, l’identification , la protection, la sécurisation, la revalorisation, la promotion et la sensibilisation en direction du large public.

Aussi, afin de mener à bien ces missions et atteindre ces objectifs, deux opérations ont été lancées :

Le recensement général des expressions culturelles traditionnelles et populaires

La transcription et l’enregistrement thématique des expressions culturelles traditionnelles et populaires. Dans ce cadre, les thèmes retenus sont les suivants :

Rituel du mariage traditionnel
Instruments de musique traditionnelle
Fêtes religieuses et fêtes populaires
Chants et danses traditionnels
Oralités
Artisanat traditionnel et artisanat d’art.

Le Ministère de la Culture a également entamé l’opération de transcription et d’enregistrement de nos expressions culturelles traditionnelles et populaires par le lancement des deux premiers thèmes ci-dessus énumérés.

 

Rituel du mariage traditionnel

Le mariage, cet acte solennel par lequel un homme et une femme établissent entre eux une union, est traditionnellement perçu chez nous comme synonyme d’un ensemble de comportements, de traditions, de coutumes et des valeurs de la société d’antan, liées au rituel nuptial établi en conformité et dans le respect de la religion et imprégnées distinctement dans les diverses régions du pays selon les disparités existantes et afférentes au cérémonial.

L’union nuptiale traditionnelle se caractérise par les différents et principaux rites d’organisation sociale : matriarcal (Hoggar), patriarcal (partout ailleurs), coutumier (région du Chlef «  Sidi Maâmar » ).

Le déroulement du mariage passe généralement par les phases civile et religieuse suivantes :
-L’approbation des deux familles (Khotba)
-Les fiançailles (Lemlek )
-Les présents durant la période des fiancailles ( mehiba , ……..)
-La dot (el mahr , edfouï, , esdak……..)
-La fatiha ( acte de foi)

Après ces différentes étapes vient la cérémonie festive qui peut en général durer une semaine .Le cérémonial passe, entre autres par les préparatifs de la fête, le sacrifice, le henné et le cortège qui accompagne sous des louanges la mariée vers son domicile conjugal. Le lendemain de la consommation du mariage, les deux familles se rencontrent autour d’un repas copieux comme le couscous, chekhechoukha, erfiss …( sbah et fttor laroussa ) .

Pour permettre aux internautes de découvrir et de s’imprégner de la richesse et la diversité de nos expressions culturelles traditionnelles et populaires, nous mettons aujourd’hui en ligne les wilayas suivantes : Tizi-ouzou – Blida – Tlemcen –Mostaganem –Mila –Tindouf – Saida – Laghouat – Tamanrasset – Boumerdès – Tébessa - El Baidh – Guelma et Mascara, en attendant d’étendre l’opération au reste des régions du pays .

Ces données recueillies sont et resteront ouvertes à enrichissement par le biais d’un forum de discussion.

(Suite)Suite

 

 

Instruments de musique traditionnelle

Sur le plan musical, l’Algérie possède un riche répertoire, On y trouve plusieurs styles de musique classique arabo-andalouse et le chaâbi dont découle le raï, la musique Kabyle et le diwane ( Ahellil ). Il se distingue également par la richesse et la variété linguistique mêlant arabe classique, algérien et amazigh (dites berbères), tel que le kabyle, le chaoui, le tergui, le m’zab .

L’instrument de musique dégage l’art et la manière dont il a été confectionné et minutieusement façonné, en tenant compte des sonorités et des rythmiques qu’il est censé contenir et produire. Il s’ancre dans la tradition depuis des années.

Chaque région de l’Algérie a son style musical et ses propres instruments de musique. Ainsi, Alger est connue par le style chaâbi, Tlemcen par l’Andalous, Constantine par le Malouf, Tamanrasset par le Tergui, Oran par le bédaoui et le Raï , Sétif par le Staïfi, les Aurès par le Chaoui, les Hauts plateaux par le Sahraoui , la Kabylie par le style kabyle .

Ces musiques étant exécutées à l’aide d’instruments, des artisans vont apparaître pour répondre à des besoins croissants. Il s’agit de Messieurs Chafa et Nifer pour Alger, Boukli pour Tlemcen et d’autres. A cela les Ghaïta, luths, quanounes et flûtes seront fabriqués et dédiés à des maîtres de musique tels Mohamed Tahar Fergani et feus Abdelkrim Dali et Mohamed El Anka. D’autres fabricants mettront au service de l’art leur doigté et leur expérience pour la réalisation de très belles œuvres avec des matériaux d’une grande noblesse.

Quant à la panoplie d’instruments de musique traditionnelle, elle s’impose d’elle-même dans ses trois types : à corde, à vent et à percussion, répartis selon le style de musique et la région y afférente. On citera les plus représentatifs tels les : Rbab, El Oud, Goumbri, Ney, Gasba, Fhel, Bendir, Derbouka, Karkabou, Imzad. L’imzad instrument et style musical étant consacré comme chef-d’œuvre de l’humanité, propre à l’Algérie, et classé comme tel par l’UNESCO , est spécifiquement joué avec virtuosité par des femmes .

(Suite)Suite

 

Nous mettons aujourd’hui en ligne au service des internautes les instruments de musique que recèlent les wilayas suivantes : Adrar, Béchar, Blida, Bouira, Guelma, Mascara, Naâma, ElOued, Oum el bouaghi, Saîda, Souk ahras, Tissimsilt, Tizi ouzou .

Nous restons bien évidemment à l’écoute de toute proposition ou suggestion visant à enrichir et approfondir ces données. Merci !

Email: sdvectp @m-culture.gov.dz